Poésie

PRÉSENCE AMIE
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De la pluie j’entends glisser les doigts ténus

Les faibles frôlements de petits pieds menus

Et je vois les sillons que partout elle trace

Cheminements rampants qui peu à peu s’effacent

Elle passe elle froisse sa robe d’organdi

Aux légers plis aux volants gansés fleuris

Et elle erre fluette telle une enfant inquiète

Sur les plages feuillues de cette fin d’été

 

Elle pleure et murmure et elle chante encor

Persévérante et continuelle ses ritournelles

En fredonnant elle piétine de plus belle

Les sols marbrés de filets d’eau qui s’entrelacent

Et qui érodent jusqu’à la mort

Tout ce monde frileux du dehors

 

De place en place elle furète

Elle s’affaire et fait sa quête

De floraisons restées vivaces

Ou de débris défunts brisés

Les derniers soubresauts de l’été

 

A mes fenêtres en permanence

Elle me signale sa présence

Furtive intuitive et discrète

Tantôt posant son pied léger

Sur les gazons dépenaillés

Ou pianotant de petits doigts nacrés

Sur les rebords gris ébréchés

Des dallages usés

De l’escalier d’entrée

 

 

© Hélène De Man

Commentaires

  • quel poésie pleine de charme.

    mon blog poésie nature. http://posienature.skynetblogs.be

  • Merci pour elle.

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